#EspoirsAfrique : LAS Standard et les nouveaux  cracks  de Bamako

#EspoirsAfrique : LAS Standard et les nouveaux  cracks  de Bamako

Vainqueur de la 1ère édition du tournoi international DITA face à l’Afrique Football Academy (3-1), l’AS Standard se présente désormais comme l’une des académies émergentes au Mali. Une structure gérée par l’ancien international espoir malien, Facko Zerbo, qui détient un doctorat en pharmacie, un diplôme en management des sports, mais aussi d’entraîneur et d’éducateur physique.

Dans un entretien exclusif accordé à Africafoot, dans le cadre de la série d’articles #EspoirsAfrique, Facko Zerbo, qui occupe le poste de Manager Général à l’AS Standard, un projet avec 7 actionnaires, dont l’ambition est de faire rayonner le football malien à travers le monde, nous fait quelques révélations.

#1 Création et vision du projet

Ancien capitaine du Club Olympique de Bamako (COB) de 2005 à 2008, Facko Zerbo est resté attaché à ses premiers amours, malgré sa casquette de Docteur en pharmacie. A propos de son parcours, il a révélé :

Après mes études sur le Management du Sport en France, j’ai fait mon mémoire sur le projet Africa Football Academy. J’ai d’ailleurs fait deux ou trois ans de collaboration avec Yambox (Kassoum Coulibaly), qui est comme un père pour moi. Il m’a beaucoup soutenu dans ma carrière sportive.

Après, j’ai décidé d’aller sur un nouveau projet, car Africa Football Academy était déjà ancien pour moi et Yambox avait sa vision, qui ne collait plus à un moment donné avec la mienne. Ce nouveau projet s’appelle l’AS Standard de Bamako, qui a été créé en 2017. Une manière de former une structure solide dans la formation de jeunes talents.

#2 Mode de recrutement et formation

Avec la collaboration de 7 actionnaires, l’AS Standard a été créée en 2017 et continue de faire son petit bonhomme de chemin en recrutant des talents prometteurs à travers le pays. Facko Zerbo raconte :

La première génération de jeunes que nous avions recrutée arrive au stade de la maturité. La particularité est qu’au début je cherchais des financements avant de me lancer dans le projet. Il y a beaucoup de clubs qui existent aujourd’hui, mais qui ne sont pas assez structurés.

Quand j’ai créé l’AS Standard, j’ai eu la chance de trouver des investisseurs locaux. Des Maliens qui travaillent, mais qui avaient envie d’investir dans le football. Comme vous savez, les difficultés d’intégrer des grands clubs du pays, comme le Djoliba AC ou le Stade malien… Ils ont voulu aller sur un petit projet comme le mien.

Avec notre parcours et notre vécu dans le milieu du football, on a noué des relations avec pas mal de coachs d’académie sur place, avec lesquels nous échangeons beaucoup à travers les matchs amicaux que nous livrons contre elles. Mais, aussi à travers la vie associative et la formation de la Fédération nationale de football.

Donc, notre recrutement est basé sur le relationnel et les réseaux. Ce qui fait que, tant bien que mal, aux côtés de grosses académies, on a tiré notre épingle du jeu. Aujourd’hui, nous pouvons rivaliser avec n’importe quelle académie sur place.

#3 En quête de partenariat avec des clubs européens

Vainqueur de la 1ère édition du tournoi international DITA, qui s’est disputé du 6 au 10 avril dernier, l’AS Standard veut désormais franchir un nouveau cap. Pour promouvoir davantage ses talents, l’académie espère bientôt nouer un partenariat avec un club européen. Facko Zerbo a fait savoir :

Nous n’avons pas encore signé de partenariat avec un club, ni en Afrique, ni en Europe. Nous sommes à la recherche de partenariats avec de grands clubs ou même des clubs moyens qui veulent investir en Afrique. C’est vrai que nous sommes restés un peu dans l’ombre parce que nous avons d’abord voulu investir dans la matière qui est le sport pour donner plus de valeur, avant d’aller sur autre chose, comme les infrastructures.